Souris, vous m'affolez

6 décembre 2009 par LaPin

Il y a différentes sortes de souris. Mais elles me font toutes le même effet.

Ce n'est même pas l'ombre de la souris, c'est son pointeur...

Ces derniers temps - vous n'aurez pas manqué de le remarquer - j'étais pas mal en vadrouille. Pas trop envie de glandouiller derrière les écrans. Plutôt besoin de grand air, de rencontres insolites, de petites bastons de voisinage, et éventuellement de jolies petites chattes. Oui, je me sens changer. Cela ne se voit pas à ma pilosité, mais je suis en pleine adolescence. Je sens la force entrer en moi. Je ne crains plus l'affrontement (bon faut dire que la dernière fois que j'ai voulu fuir devant l'adversaire, dans ma course folle vers mon entrée de la maison (une baie vitrée), je n'ai pas fait gaffe qu'ils l'avaient fermée derrière moi... ça a fait bing bien fort, j'étais complètement assommé). Du coup je sors pas mal. Les parents sont effrayés parce qu'il y a un immeuble en cours de démolition (mon Bagdad à moi) et qu'ils flippent de me retrouver écrabouillé entre deux parpaings. S'ils connaissaient le programme de mes nuits, ils feraient une crise d'apoplexie. Vous aussi d'ailleurs.

Voilà donc quand je rentre à la maison dire coucou à papa quand il bosse, je n'arrive même plus à me coller contre lui et à rester immobile. Je vois ce truc qui se balade sur son écran, qui déroule des menus, fait bouger des trucs, ouvre et ferme des fenêtres... Incroyablement agile cette souris (en fait c'est même pas la souris, c'est le pointeur de la souris, un truc virtuel qui se pilote avec la patte réelle). Et là ça me fait un peu comme là (en un peu moins fort) : mes babines salivent, le turbo du prédateur se met en route, et c'est parti. J'attaque l'écran, et papa est pas content.