Ça sent le fennec ?

23 novembre 2009 par LaPin

Je rebondis sur le commentaire d'Enzo pour faire une petite parenthèse sur le fennec.

Enzo, qui est hyper au fait des tendances en ligne (faut dire que Marraine, sa mère, est vachement au courant, elle tient d'ailleurs plusieurs blogs dont un extrêmement pointu qui s'appelle Le lien du Jour), m'a indiqué par voie de commentaire la vidéo suivante, en glissant "LaPin, regarde comme c'est mignon...". Comme les vidéos n'apparaissent pas dans les commentaires, la voilà là :

 

 

 

Personnellement, j'aime bien expliquer les choses. En grandissant, je prends conscience de l'abîme d'ignorance dans lequel je suis plongé, et je ne rate pas une occasion de creuser un peu les sujets quand on m'y invite (cousin Enzo est très stimulant pour ça, il a la culture "chat d'appartement qui effleure les choses et passe son temps à glander sur le canapé ou sous le lit en espérant que sa maitresse finira par ouvrir la fenêtre histoire d'aller renifler les odeurs du dehors pendant cinq minutes avant de retourner pioncer", alors je me dis qu'il faut le faire rêver d'horizons lointains).

 

Avant tout, je me fie à ma première impression. Intuition. Chez nous les chatons, on appelle ça l'instinct. Et c'est quelque chose de très puissant. Donc ma première intuition me dit que les fennecs, ça pue. J'ai en effet parfois entendu Papa dire "ça pue le fennec ici" (très rarement quand même hein, je dois dire que la maison est nickel, on peut manger par terre, et c'est ce que je fais d'ailleurs).

 

Cette vidéo tend à confirmer cette thèse : si le chat lèche le fennec, c'est que le fennec pue. Parce que le chat est un animal extrêmement propre qui supporte mal la crasse. Alors il est prêt, par amour du prochain, à payer de sa langue râpeuse pour chasser les vilaines odeurs de fennec (à défaut de les anéantir).

 

le désert, maison du fennecA la décharge du fennec, sachez qu'il vit dans le désert (c'est un renard du désert, contrairement aux apparences de cette vidéo, qui laissent plutôt supposer qu'il est un hybride de chat et de lapin). Il se sent donc à l'aise pour faire ses besoins partout, puisqu'il habite une sorte de litière géante (petit bémol : quand on chie dans le désert, on risque toujours de s'asseoir sur un scorpion). Du coup, le fennec est moins pointilleux quant à l'entretien de ses toilettes. Compte tenu de l'austérité de son habitat, on lui accordera cette faiblesse.

Car la vie du fennec n'est pas de tout repos. Il a trois objectifs majeurs : bouffer, boire, et survivre aux tempêtes de sable. C'est là que je me dis que le fennec est bien brave, et que même s'il pue un peu, il reste attendrissant avec ses grandes oreilles de lapin et sa vie de chiotte. Pour bouffer, il utilise ses oreilles. En milieu urbain, il deviendrait fou tellement elles sont sensibles. Mais dans son environnement habituel, son ouïe surdéveloppée lui permet de repérer des bestioles exotiques comme des "poissons des sables" et autres lézards à des kilomètres. C'est peut-être dans son alimentation (ainsi que dans son système rénal ultra optimisé qui lui permet de conserver un maximum d'eau, ce qui fait ça c'est un copainqu'il pisse un jus ultra concentré qui doit pas sentir la violette) qu'on trouvera l'origine de sa réputation.

 

Oui le fennec m'attendrit. J'aime ses oreilles, je partage avec lui le goût de la chasse à la souris, et par empathie, je me dis que moi aussi, je le lècherais, s'il était à côté de moi. D'une part parce qu'il mérite un peu de tendresse pour supporter ce qu'il doit endurer dans son milieu naturel, mais surtout parce qu'il pue. Et moi j'aime pas quand ça pue.

Commentaire de léa

9 mai 2016 à 06:58 PM

slt
sa va ?
koi de 9 ? tu kiff les fenecs ?
ten a un ?
moi jai un chien qui sappelle mimi !!